• Fiche technique - Tout le monde dehors

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    Tarif :

    1 200 €uros pour un spectacle unique, déplacement compris (tarif dégréssif pour deux ou plus de dates)

    Spectacle : tout public

    Espace scénique nécessaire : 6x5 m

    Montage décors et technique : 2 heures environ

    Son et éclairage : fournis par la compagnie

    Hébergement et repas : à la charge de l'organisateur

     

  • Spectacle épouvantail

    Chansons et monologues

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    Dans leur nouveau spectacle de chansons et de monologues le comédien Philippe Le Velly alias Pierrot Noir et le musicien Jacques Anidjar mettent en scène un épouvantail avec lequel ils entretiennent une sorte de confusion poétique, qui devient prétexte à un dialogue teinté tour à tour d'amertume, de légèreté et d'humour avec le public.

    Témoin permanent de la folie humaine, d'un monde d'épiciers qui fabrique des clandestins, des crève de faim jeté sur la grand route de la précarité, l'épouvantail devient le symbole de l'exclusion mais aussi de l'espoir. Il rêve alors de soirs bleus d'été, de jupons, d'amours passionnés et de femmes fort déshabillées ...

    Un spectacle intime, dans lequel se façonne peu à peu une relation poétique à l'autre. Epouvantail est un hymne à l'amour et à l'humour, tendrement libertin, un blues rabelaisien.

    (Textes de Pierrot Noir, Jacques Prévert, Charles Baudelaire, Jean Tardieu, Gaston Couté, Luc Romman, Arthur Rimbaud et la participation de François Villon)

    • Musiques : Pierrot Noir
    • Arrangements : Jacques Anidjar
    • Mise en espace : Jean Marie Champion

     

  • Quelques mots sur l'auteur ...

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    "Je suis né à Paris, en 1939, juste avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Mon père, tailleur de profession fut déporté en 1942 avec son propre père et quelques millions d'autres pères, mères et enfants juifs. Après la guerre, en 1945, ma mère, mon frère et moi avons attendu en vain son retour; j'ai raconté ça dans L Atelier (...). A l'âge de quatorze ans, j'ai dû quitter l'école pour apprendre un métier car je devais, comme on dit, "gagner ma vie". Comme par hasard, je me suis retrouvé apprenti tailleur et, par un autre hasard, je me suis mis à faire du théâtre le soir dans une troupe amateur, si bien que j e suis devenu un apprenti comédien très assidu doublé d'un très mauvais apprenti tailleur. Enfant, j'ai beaucoup lu. Il n'y avait aucun livre chez moi, mais j'allais chaque semaine en emprunter à la bibliothèque municipale du 10' arrondissement. Il m'est arrivé de lire un livre par jour pendant des semaines ! C'est cet amour de la lecture qui m'a permis beaucoup plus tard d'écrire, d'abord des pièces de théâtre puis des scénarios pour la télévision ou le cinéma."
    Jean-Claude Grumberg - Février 2003

    In Marie des Grenouilles - Actes Sud Jeunesse Jean-Claude Grumbert aborde l'écriture théâtrale en 1968 avec Demain une fenêtre sur rue, suivront Mathieu Legros, Chez Pierrot, Michu, Rixe, Amorphe

    d'Ottenburg, etc.

    En 1971, Amorphe d'Ottenburg marque l'entrée de Jean-Claude Grumberg au répertoire de la Comédie-Française.

    Mis à part En r'venant d'l'expo, le théâtre de Jean-Claude Grumberg entreprend de mettre en scène notre histoire et sa violence.  Avec Dreyfus en 1974, L'Atelier en 1979 et Zone Libre en 1990, il compose une trilogie sur les thèmes de l'occupation et du génocide.

    Adam et Eve est créé en 1997 au Théâtre de la Criée à Marseille dans une mise en scène de Gildas Bourdet qui monte l'année suivante, en 1998, L'Atelier, pièce reprise au théâtre Hébertot à Paris et qui rencontre un grand succès. Elle reçoit en 19991e Molière de la meilleure pièce du répertoire.

    Jean-Claude Grumberg est l'un des rares auteurs dramatiques contemporains français à être étudié à l'école, notamment avec L'Alelier.

    Il reçoit, en 1991, le Grand Prix de l'Académie française et, en 1999, le Grand Prix de la SACD pour l'ensemble de son oeuvre.

    Jean-Claude Grumberg écrit également des scénarios pour la télévision et le .
    cinéma.
    Son oeuvre est publiée aux éditions Actes Sud.

  • Notes pour la mise en scène (extraits)

    Nous naissons tous étrangers, et de cette évidence, tous les autres, ces étrangers que je rencontre dans la vie, m'aident à voyager dans mon intérieur si étranger, à le découvrir, à l'aimer et à le comprendre, à m'ouvrir au monde... aux autres.

    Tout commence dans l'ombre de la scène, on peut voir une sorte de baraque aveugle sans porte ni fenêtre, sombre et tellement rouillée. Rien d'autre dans le voisinage ? Ah si, le public... Musique !!! La baraque, telle un stand de foire à la tombée du jour, va soudain s'animer et s'éclairer. L'illusion est de courte durée, et sur l'autoroute véloce d'un jeu vidéo théâtralisé, un jeu de massacre des mots de tous les jours va mettre sens dessus dessous tous nos repaires, toutes nos cachettes...

    Le chamboul'tout change de sens. Il vise le spectateur. Ou plutôt le citoyen et les étiquettes ... juifs... arabes... noirs ... communistes... francs¬maçons... rouquins... étrangers... gnoufs... Jean-Claude Grumberg roule à tombereau ouvert sur la bêtise, cette dérive, tout à la fois si humaine et si monstrueuse qui part de la peur de l'autre ...et du risque majeur pour l'histoire qu'elle ne devienne, aujourd'hui, familière, habituelle, quotidienne ...

    Sans jamais faire la leçon, mais souhaitant interroger gaiement, opérer des glissements toniques et proposer des introspections cocasses mais sans concession, les quatre textes de Jean-Claude Grumberg ont en commun de raconter par le menu et l'intime.

    Tout en faisant des croquis, en tirant le portrait choral et tragicomique de personnages de différentes couches sociales, avec un humour grinçant, quelquefois tirant vers le noir, l'auteur les fait patiner tous, grotesques et pathétiques, monstrueux et ordinaires, sur le même terrain glissant.

    Au final de notre représentation, dans l'ombre revenue autour de la baraque aveugle, sans porte, ni fenêtre, sombre et tellement rouillée, deux visages humains s'interrogent au clair de lune...« - Et qu'ont-ils fait des autres ? - Ça , je ne sais pas... »